Histoire
Les ancêtres chasseurs-cueilleurs des Autochtones du Manitoba arrivèrent dans la région il y a quelque 10 000 ans. Dans les siècles et les millénaires qui suivirent, la fourche des rivières Rouge et Assiniboine, à l’endroit maintenant connu sous le nom de Winnipeg, fut reconnue comme un lieu de rencontre important et naturel.
Le premier Européen atteignit le territoire du Manitoba en 1612. Le premier non-Autochtone à explorer la région fut Henry Kelsey, qui parcourut le nord de la province en 1690.
En 1738, le fort Rouge fut construit au confluent des rivières Rouge et Assiniboine. Cette jonction, nommée La Fourche, devint le centre d’une traite prospère des fourrures.
En 1811, Lord Selkirk, un aristocrate écossais qui rêvait d’introduire l’agriculture au Manitoba, établit la colonie de la rivière Rouge au confluent des rivières Rouge et Assiniboine. Six ans plus tard, des missionnaires du Québec s’installèrent sur la rive est de la rivière Rouge, qui était peuplée de Franco-Canadiens et de Métis, un peuple d’ascendance française et autochtone.
Le déclin de la traite des fourrures commença en 1869, lorsque le gouvernement canadien acheta le territoire qui devint par la suite l’Ouest canadien. En 1870, le Manitoba devint la cinquième province canadienne grâce à Louis Riel, un leader métis qui prépara la liste des droits en vertu de laquelle les habitants de la colonie de la rivière Rouge acceptèrent de faire partie du nouveau pays.
Les colons commencèrent à déferler au Manitoba au milieu des années 1890. À mesure que la traite des fourrures périclitait, les agriculteurs de la colonie de la rivière Rouge prirent une importance prépondérante. Dans les années qui suivirent, le Manitoba en général, et en particulier Winnipeg, devint un centre agricole, commercial et manufacturier.
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